Cartello della Police aux Frontieres in Mentone - News dal confine a settembre 2026

What is new at the border between Menton and Ventimiglia? September 2026

Italiano in arrivo! Italian coming, Français en-dessous

The first two weeks of September have been the most intense this year – both in terms of new arrivals in Ventimiglia as well as in terms of repression. At the border between Menton and Ventimiglia the number of pushbacks fom France to Italy increased to 60 to 70 per day (they are now referred to as “simplified returns” by the authorities). For example on Thursday 18th September 72 people have been pushed back from France to Italy.

On September 24th the prefectures of the french Maritime-Alps region and the italian border region Imperia sign a new “experimental” treaty on international collaboration in pushbacks from France to Italy. The aim of this bilateral agreement is to ensure pushbacks within 24 hours in order to replace the readmission procedure to Italy. This procedure was to guarantee people on the move the possibility to ask for asylum at the french-italian border (but failed to do so).

Now the border between Ventimiglia and Menton, on which over 400 arrests per week have been executed this month, is a zone of experimentation for the implantation of even more restrictions of the freedom of movement of people seeking international protection.

Within an unspecified “interior border zone” mixed french-italian police patrols are now allowed to send people on the move to Italy when they are stopped on french territory. Formally, unaccompanied minors are still excluded from this procedure (and have thus the right to seek protection in France once on french territory). However, there are reasons for doubts that this vulnerable group will access their rights. Pushbacks of unaccompanied minors occur regularly between Menton and Ventimiglia although this is an illegal police practice.

On September 8th, a man refuses to sign a document when in detention at the french border post. The detainee gets subsequently tear gassed in the face by french police officers. This case of physical police violence (using tear gas to put detainees under pressure) is not an isolated case in September.

Equally, wounded and vulnerable people keep being pushed back from France to Italy at this border (as it was the case on 8th of September) and detainees experience lengthy detention hours (such as 16 hours of detention on 15th of September or 19 hours of detention on 22nd of September, for example). Also the people pushed back to Italy are frequently deprived of access to food and water and on several occasions personal telephones were connected to another device in order to extract information.

In the city of Ventimiglia italian police keeps implementing a politics of physical and psychological destruction of people on the move who are stranded here after the pushbacks at the border in regularly expulsing small informal tent settlements on the outskirts of the city where people on the move attempt to get rest (such as on 10th of September).

At the same time augmented police presence is observed in the french mountain city of Breil-sur-Roya where french border police has been equally arresting people on the move at the train station.

Quoi de neuf à la frontière franco-italienne entre Menton et Vintimille – Septembre 2026

Les deux premières semaines de septembre ont été les plus intenses de l’année, tant en termes d’arrivées à Vintimille qu’en termes de répression. À la frontière entre Menton et Vintimille, le nombre de refoulements de la France vers l’Italie est passé à 60 à 70 par jour (les autorités parlent désormais de « retours simplifiés »). Par exemple, le jeudi 18 septembre, 72 personnes ont été refoulées en Italie.

Le 24 septembre, les préfectures des Alpes-Maritimes et de la région frontalière italienne d’Imperia ont signé un nouvel accord « expérimental » sur la collaboration internationale en matière de refoulements de la France vers l’Italie. L’objectif de cet accord bilatéral est d’assurer des refoulements dans les 24 heures afin de remplacer la procédure de réadmission. Cette procédure était censée garantir aux personnes exilées la possibilité de demander l’asile à la frontière franco-italienne (mais c’est pas le cas).

Aujourd’hui, la frontière entre Vintimille et Menton, où plus de 400 interpellations ont été effectuées chaque semaine ce mois-ci, est devenue un terrain d’expérimentation visant à mettre en place des restrictions encore plus strictes à la liberté de circulation des personnes en quête de protection internationale.

Au sein d’une « zone frontalière intérieure » non précisée, des patrouilles mixtes franco-italiennes sont désormais autorisées à renvoyer vers l’Italie les personnes exilées lorsqu’elles sont interpellées sur le territoire français. Officiellement, les mineur.es non accompagné.es restent exclu.es de cette procédure (et ont donc le droit de demander une protection en France une fois sur le territoire français). Cependant, il y a des raisons de douter que ce groupe vulnérable puisse accéder à ses droits. Des refoulements de mineur.es non accompagné.es ont lieu régulièrement entre Menton et Vintimille, bien qu’il s’agisse d’une pratique policière illégale.

Le 8 septembre, un homme a refusé de signer un document alors qu’il était détenu au poste-frontière français. Il s’est ensuite fait asperger de gaz lacrymogène au visage par des agents de police. Ce cas de violence policière physique (utilisation de gaz lacrymogène pour faire pression sur des détenu.es) n’est pas un cas isolé au mois de septembre.

De même, des personnes blessées et vulnérables continuent d’être refoulées vers l’Italie (comme ce fut le cas le 8 septembre) et les personnes interpellées subissent de longues heures de détention (par exemple, 16 heures de détention le 15 septembre ou 19 heures de détention le 22 septembre). De plus, les personnes refoulées sont souvent privées d’accès à la nourriture et à l’eau, et à plusieurs reprises, leurs téléphones personnels ont été connectés à un autre appareil afin d’en extraire des données.

Dans la ville de Vintimille, la police italienne continue de mener une politique de destruction physique et psychologique à l’encontre des personnes exilées qui se retrouvent bloquées ici après avoir été refoulées à la frontière, en procédant régulièrement à l’expulsion de petits campements informels situés à la périphérie de la ville, où ces personnes tentent de se reposer (comme ce fut le cas le 10 septembre).

Parallèlement, on constate une présence policière renforcée dans la ville française de Breil-sur-Roya, où la police aux frontières procède également à des interpellations à la gare.